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[Bourgade] [RP métier] L'enfant du Passé

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[Bourgade] [RP métier] L'enfant du Passé

Message par Maia le 12/10/2010, 16:53

Maia ne s’était pas arrêtée. Ne s’arrêta pas. Dans son esprit, l’image des villageois la poursuivant pour la tuer la hantait. Elle ne pouvait pas s’arrêter, pas après ce qu’elle venait de faire. Autour d’elle, tout était blanc, grisâtre. Tout lui rappelait la pâleur effrayante du corps inerte dans sa chambre.
Ses chaussettes étaient trempées et ses pieds raides et glacés. Elle ne sentait plus le bout de ses doigts, de ses oreilles et de son nez. Ses yeux pleuraient sous la violence du froid qui s’abattait sur le Sekai. Etait-ce normal ? Elle ne se souvenait pas avoir eu si froid les autres hivers...Les troncs imposants des grands arbres lui barraient la route, l’empêchaient de s’enfuir, comme pour la pousser à s’arrêter, à revenir en arrière. Mais elle n’avait plus rien en arrière. Derrière, c’était la mort. Elle crut entendre au loin un hurlement, celui de Kuan. Ce n’était pas possible, elle était bien trop loin du village. Pourtant, elle s’arrêta immédiatement et se retourna, le visage aussi blanc que le ciel hivernal. Ses yeux clairs scrutèrent les environs, puis elle hurla :

- KUAN ! KUAN !!

Personne ne répondit. Elle fit quelques pas sur le côté, et hurla de nouveau. Le silence était total. Il n’y avait pas de vent, aucun son. Aucune âme ne semblait vivre ici. En poussant un cri, elle se retourna et continua sa course. Elle pleura longtemps, criait, trébuchait pour se relever. Elle gémissait, hurlait d’avoir laissé derrière elle Kuan, qui peut-être allait la suivre pour se perdre et mourir dans les bois. Elle s’arrêta de nouveau, le visage ruisselant de larmes, puis hurla une dernière fois son nom. Avant de se diriger vers un arbre sur lequel elle s’appuya, puis se laissa glisser. C’était comme si cet arbre était là uniquement pour elle, afin d’accueillir son âme blessée, lui offrant un creux au sein de ses racines épaisses, tel un cercueil. Elle s’y laissa tomber, et ferma les yeux. De la fumée blanchâtre s’échappa de ses lèvres violacées lorsqu’elle murmura.


Maia ouvrit les yeux dans un cri. Haletante, elle dut cligner plusieurs fois des yeux pour comprendre que tout ce qu'elle venait de vivre n'était qu'un rêve. Un souvenir. Elle ferma les yeux et passa ses mains tremblantes sur son visage. Il faisait encore nuit, la chambre était plongée dans l'obscurité et seuls de fins rayons de lumière se distinguaient autour de la fenêtre. Maia se leva lentement et se couvrit d'une couverture en laine. Elle ouvrit les volets grinçants et observa la nuit. Le ciel s'éclaircissait à vue d'œil, annonçant la venue du jour. L'hiver était là, et une fine couche de neige recouvrait le sol de Lo Shen, petite ville à l'est du Sekai. Elle observa les arbres avec une certaine tendresse. Le sol dur de la forêt, l'herbe humide du matin, les rayons du soleil que filtraient les feuilles, le pépiement des oiseaux. Elle avait du quitter ce petit bonheur qu'elle avait su apprécier au cours des années pour loger la plupart du temps dans une auberge, le froid de l'hiver étant bien trop insupportable pour elle. La simple vue de la neige et du ciel immaculé lui rappelait ce qu'elle avait fui et laissé derrière onze ans plus tôt.
Elle referma la fenêtre et partit se laver dans l'étroite salle de bain au fond de la pièce. Elle mouilla ses cheveux noirs qu'elle noua ensuite grossièrement sur le sommet de son crâne, plusieurs mèches trop courtes lui retombant sur la nuque et les tempes, humidifia son visage puis mouilla son corps tout entier, qu'elle cacha ensuite sous une longue tunique grise, un gilet de cuir noire et un pantalon serré.
Un coup d'œil à la fenêtre lui apprit que le soleil n'était pas encore tout à fait levé, et elle en profita pour sortir de la chambre, en prenant soin d'emporter avec elle sa longue cape pâle et ses gants, qu'elle enfila avec grâce. La salle commune était vide, mais régnait encore une odeur de grillé et d'alcool mêlée à celle de la nourriture. Elle sortit de l'auberge et inspira profondément. Il faisait encore plus froid que la veille. Un mince filet de fumée s'échappait de ses lèvres fines pour se perdre dans le paysage opaque. Il n'y avait encore personne. Prête pour une nouvelle mission, elle se rendit directement vers l'ouest du village, une maison aux murs salis par le temps et la pollution, aux volets bringuebalant et à la porte rafistolée. Elle toqua trois fois puis entra. La pièce était froide et humide, une odeur de renfermé persistait, et l'obscurité était quasi totale. C'est alors qu'un bruit d'allumette retentit au fond de la pièce et une lanterne s'alluma sur une vieille femme au visage rompu de fatigue, aux cernes marquées, aux longs cheveux noirs noués en une longue tresse. Elle était grande et maigre, vêtue d'une vieille combinaison trouée parcourue de fleur de lotus décolorés. Comme si la lumière s'était éteinte de ce corps mutilé.

- Je crains de ne plus rien avoir à te confier, annonça-t-elle alors d'une voix éraillée. Ton travail ici est fini, et le mien s'achèvera bientôt. Je te remercie pour ce que tu as fait pour moi.

Maia ne répondit pas, puis s'inclina.

- J'ai quelque chose pour toi. Viens par ici que je te vois mieux.

La jeune fille hésita, puis s'avança vers la lumière. Elle illumina ses yeux clairs, caressa sa peau blanche. On aurait dit une statue de marbre. Immobile, le regard vide d'expression, les traits délicats et figés.

- Oui...oui...Viens.

La femme s'empara de la lanterne d'une main tremblante et se dirigea vers une autre pièce, encore plus petite que la précédente et plus sombre. Elle y alluma plusieurs bougies et s'installa sur un coussin. Sur le sol à ses côtés reposait une boite en bois ornée de fils d'argent.

- Sais-tu d'où tu viens?

Maia, restée debout sur le seuil de la porte, tressaillit. D'où elle venait? De nulle part.

- Moi je le sais. Assieds-toi.

Maia ne bougea pas d'un poil. La femme aux cheveux noirs sourit. Elle sembla rajeunir l'espace d'une infime seconde.

- Très bien. Tu sais, les filles comme toi ne courent pas les rues, tous savent que tu n'es pas de ce village, ni d'aucun village environnant d'ailleurs. Tu es une fille de l'Eau, tu portes ça en toi, et j'ai avec moi ce qu'il te faut pour rejoindre ton peuple.


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Re: [Bourgade] [RP métier] L'enfant du Passé

Message par Maia le 30/11/2010, 17:55

La femme aux cheveux noirs se releva en s'aidant de sa canne et s'approcha d'un pas chancelant de son hôte.

-C'est la dernière mission que j'ai à te confier. La seule et unique qui t'est véritablement destinée. Je te libères ma fille.

Elle lui tendit le coffret de bois et sortit un papier de sous sa tunique sale et trouée. C'était un contrat sur lequel était apposé une signature, entrelacs délicat de courbes fines à l'encre noire. Elle le déchira en deux, et lui fourra dans les mains.

- Voila qui devrait te rappeler que tu as un jour travaillé pour moi. Va maintenant...je n'ai plus aucune emprise sur toi.

Elle la poussa légèrement vers le seuil de la porte, que Maia ouvrit, puis la referma derrière elle. Elle ferma les yeux, s'adossa contre le bois vieilli et humide et poussa un long soupir.

- Je n'en ai jamais eu.

Dans l'obscurité de la pièce, éclairée par la lumière fade d'une bougie lointaine, une larme coula sur sa joue.

***

Maia resta un court instant derrière la porte, agressée par le vent sec qui la griffait de toute part. Elle se mit à marcher en direction de l'auberge à pas lents, de sa démarche silencieuse et empreinte d'une grâce mystérieuse, presque angélique. Elle grimpa les escaliers avec lenteur sans rencontrer personne, et s'enferma dans sa chambre dans laquelle les premiers rayons du soleil projetaient des tapis dorés sur le plancher défraichi. A la lumière céleste, les symboles qui ornaient le coffret de bois semblaient se mouvoir afin d'enlacer l'écrin tout entier. Maia les contempla, muette, les minutes passant avec une lenteur réconfortante. L'ombre d'un battement d'ailes frénétique devant la fenêtre la tira de sa torpeur et elle posa le coffret sur le lit, s'agenouillant à terre devant lui. Devait-elle l'ouvrir? Cette vieille folle qui avait eu l'habitude de lui confier des missions ridicules pour gagner de quoi vivre était-elle sincère? Pour la première fois depuis bien longtemps, Maia sentit son cœur battre la chamade. D'un mouvement sec et maladroit, elle ouvrit le coffret en retenant sa respiration.

Là, des parchemins. Vieux, presque déchirés. Une écriture fine et déliée s'étendait sur le papier jauni à l'encre noire. A plusieurs endroits, des gouttes étaient tombées et rendaient le contenu illisible. A d'autres, on apercevait diverses formes, gracieuses, représentant parfois une fleur, ou un cygne.
Maia s'empara des parchemins un à un, et les retourna, les observa sous tous les angles possibles. C'est alors que sous les parchemins, un objet attira son attention. Les écrits s'éparpillèrent sur le sol lorsqu'elle s'en empara. C'était un collier. Sculpté dans du bois, le pendentif avait la taille d'une noix, légèrement bombé au centre, percé en son centre d'un symbole inconnu semblable à une des vagues. Au creux de sa paume, il semblait dégager une étrange chaleur, presque familière. Comme si, un jour, elle l'avait déjà tenu. Comme s'il lui appartenait.
Refermant le poing dessus, elle reporta son attention sur le contenu du coffre. Un dernier morceau de papier reposait au fond. C'est le portrait d'un homme et d'une femme, un enfant dans les bras. Même avec cette peinture défraichie et ces couleurs ternes, les personnages semblaient plus heureux que jamais, comme si le temps n'avait jamais eu d'emprise sur eux. Maia les détailla un à un, et sentit peu à peu son estomac se contracter. Serait-ce la clé de son passé? De ses origines?
Elle ferma les yeux et serra le poing sur le pendentif.

Sans attendre plus longtemps, elle ramassa les parchemins étalés sur le sol et remis grossièrement dans le coffret de bois. Elle plia le portrait et le cacha sous sa tunique, puis accrocha le pendentif à son cou. Un frisson lui parcourut l'échine lorsque l'argent de la chaine effleura sa peau. Elle s'empara ensuite de sa besace et y place le coffre en bois, ainsi que quelques vêtements et des couvertures qu'elle déroba dans le placard et cacha le tout sous le lit.

La lumière ambrée du soleil emplissait désormais toute la pièce. Maia patientait, assise sur le lit, le regard rivé vers la fenêtre, à l'écoute de la mélodie extérieure et des battements de son cœur. Elle attendit que les tremblements de ses mains et que les frissons qui parcouraient son corps cessent pour sortir une nouvelle fois de l'auberge. Deux hommes étaient eux-aussi descendus de leur chambre et s'attablaient déjà sûrement impatients de se désaltérer à cette heure matinale. Elle traversa la salle à manger à grands pas, rabattant à la vitesse de l'éclair sa capuche et poussa la porte. La neige crissait sous ses pieds. Les marques de pas qu'elle laissait derrière elle étaient petites et fines, à tout jamais ancrées dans la terre. Bientôt recouvertes par des milliers d'autres.
Elle se rendit d'abord dans une cabane près des champs et frappa à la porte. Une femme d'une quarantaine d'années vint ouvrir et parut surprise, car elle resta là, les yeux légèrement écarquillés, debout sur le seuil de sa porte, silencieuse. Maia ouvrit plusieurs fois la bouche avant de parler, d'une voix hésitante :

- J'ai...J'ai besoin de vêtements. De vêtements chauds.
- Mais nous vendons le tout sur le marché jeune fille, comme toujours.
- Je ne peux pas attendre.

Elle avait répondu d'un ton brusque, presque féroce. Aussitôt, elle s'excusa maladroitement.

- Je...peux venir les chercher demain matin.

La femme la dévisagea, perplexe, puis haussa les épaules, l'invitant à entrer. La pièce était circulaire, étroite et joliment éclairée par la grande fenêtre qui donnait sur les champs, en plein soleil. Recouverte de tapis, elle sentait quelque peu l'humidité, il y faisait froid. Un petit feu brûlait dans une cheminée, prêt à s'éteindre. Pourtant, elle ne s'en soucia pas. Elle s'installa sur un fauteuil devant une table tapissée d'ustensiles, de tissus, de fils et d'aiguilles. Tout autour de la table reposaient plusieurs coffres de belle taille en bois vieilli, aux couvercles usés. Elle posa une paire de lunettes sur son nez et leva les yeux vers Maia.

- Je vous écoute.
- J'aurai besoin d'une cape chaude, d'une écharpe, d'un pull et d'une pantalon. J'ai de quoi vous payer.
- Tout cela pour demain matin? Vous rendez-vous compte du travail que représente ce que vous me demandez?

Maia ne put répondre, mais hocha la tête, sans détourner les yeux. La femme la fixa pendant un long moment, puis se saisit d'un ruban posé sur le bureau. Elle se leva et s'approcha de la jeune fille.

- Enlevez votre cape et tout ce qui pourrait gêner. Je dois prendre vos mesures. Allons, dépêchez-vous si vous souhaitez que tout soit prêt à temps.


Maia dénoua le foulard qu'elle avait autour du cou, puis ôta sa cape. Elle dévoila un corps gracieux sous des vêtements serrés. La couturière entoura d'abord sa taille, puis sa poitrine et mesura enfin sa taille.

- Vous pouvez-vous rhabiller. Je vous verrai donc demain matin.

- Merci.

Elle s'inclina grossièrement et se revêtit sa cape et son foulard avant de sortir. Sa prochaine destination fut le forgeron. Elle entra dans la baraque déjà bruyante et poussiéreuse, et dut toussoter pour se faire entendre. Le forgeron, un homme fort et grand, le visage quasi caché sous une barbe épaisse et une moustache broussailleuse, sourit aimablement.

- Que me vaut ce plaisir ma p'tite dame? C'est pas tous les jours qu'on reçoit une visite pareille. Que puis-je pour vous?
- J'aimerai me procurer un poignard.
- Vous? Un poignard? C'est bien étonnant! Vous savez-vous en servir au moins?
- Oui.

Elle n'avait jamais touché à une arme de sa vie, pourtant, sa réponse fut convaincante, car l'armurier lui demanda de la suivre dans l'arrière boutique. Ils descendirent un escalier de pierre étroit et débouchèrent sur une petite pièce sombre, éclairées par quelques lanternes, aux murs tapissées de rangées et d'étagères sur lesquelles reposaient des lames argentées luisant sous l'éclat mystérieux des flammes. C'était la première fois qu'elle voyait autant d'armes rassemblées en un même endroit et étrangement, elle ressenti une certaine admiration face aux lames effilées et brillantes, de diverses tailles, aux manches de cuir ornés de symboles inconnus, aux fourreaux de peau parés de velours. Lorsqu'il la mena près de l'étalage des poignards, elle sentit l'excitation bouillir en elle. Elle s'empara du plus petit des poignards, à peine plus grand qu'un couteau, au manche fin, de cuir brun entrelacé et à la lame légèrement incurvée. Son fourreau, du même cuir, reposait à côté. Maia s'en empara et se tourna vers le forgeron.

- Combien vous dois-je pour celui-ci?
- Ah celui-ci c'est pas de la pacotille! Je l'ai crée pour un guerrier il y a maintenant plusieurs années. Discret, léger, il vous correspond bien. Disons hum...100 Pirales. C'est une offre.

Maia avala sa salive. Bien qu'elle ait, pendant plusieurs années, économiser son argent, 100 Pirales représentait énormément pour elle. Elle lui tendit une poignée de pièces d'or et d'argent et rangea le poignard dans sa sacoche.
Elle sortit de la boutique et retourna à l'auberge. Il était déjà bientôt midi et les rues se remplissaient petit à petit, le marché s'était installé et le soleil se montrait plus tiède. Malgré cela, un froid persistant l'étreignait. Elle resserra l'écharpe autour de son cou et retourna à l'auberge.

***


L'aube était là, le ciel encore endormi se levait peu à peu lui aussi.
Maia ouvrit les yeux lentement et se redressa. Elle alla d'abord se laver, puis se vêtit des vêtements les plus chauds en sa possession. Elle sortit sa besace de sous le lit, vérifia la présence du collier, du coffret et du poignard, et sortit de la chambre sans un regard en arrière. Il n'y avait personne dans la salle à manger, ni dans les rues.
De nouveaux flocons étaient tombés cette nuit là et parsemaient délicatement le sol gelé. Maia se rendit d'abord chez la couturière. Elle frappa à la porte et attendit patiemment. Contre toute attente, la femme lui ouvrit et l'invita de nouveau à entrer. Sur le fauteuil près de la cheminée, un gros sac en toile.

Tout est là-dedans. J'ai utilisé toute la fourrure qui me restait.

Maia s'empara du sac et sortit une petite bourse de tissu qu'elle déposa sur le bureau.

- Vous aurez là dedans surement plus que ce que vous comptiez me demander. Mais je vous prie de tout accepter. Je vous remercie.

Elle s'inclina de nouveau et sortit.
L'excitation faisait trembler ses membres. Son cœur battait la chamade. Le collier, qui reposait sur sa poitrine, semblait battre lui aussi.
Il lui fallait à présent un moyen de locomotion, et le seul endroit où elle pouvait s'en procurer était l'écurie, à l'entrée du village. Elle traversa les rues désertes et silencieuses jusqu'à un abri de bois délimitée par des barrières branlantes, au sol tapissé de foin, de légumes et viandes séchées. Six chevautruche reposaient tranquillement dans l'enclos, certains dormaient, d'autres mangeaient. Seul l'un d'entre eux se tenait fièrement debout, prêt à partir.
Était-ce un signe? Maia n'y croyait pas, pourtant, c'est celui-là qu'elle choisit. Avec une douceur étonnante, elle s'approcha de l'animal et flatta son encolure avec tendresse. Elle n'avait jamais monté de chevautruche, pourtant, elle n'avait pas peur. L'animal la renifla brusquement et attendit. Prêt à s'envoler.
Maia sortit de son sac une dernière bourse qu'elle posa sur l'une des barrières, contenant quelques pièces d'argent. Elle accrocha ensuite le baluchon sur la selle, et grimpa. Sans même attendre ses instructions, l'animal redressa son long cou, émit un petit cri strident et se mit au galop, sautant au dessus de la barrière, sous le regard étonné de ses congénères. A la sortie du village, Maia jeta un dernier coup d'œil derrière-elle. Vers son passé.



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Edit Yuke: survie novembre validée.


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